Une cathédrale à soi – James LEE BURKE

Une cathédrale à soi JAMES LEE BURKE

Une cathédrale à soi est le quarantième livre de James Lee Burke et le vingt-troisième de la série Dave Robicheaux. L’auteur nous entraîne une nouvelle fois dans les environs de New Iberia en Louisiane pour une enquête captivante, alliant la moiteur des bayous, la violence de certains personnages et des éléments surnaturels.

 

Résumé d’Une cathédrale à soi

Dans cette enquête, Dave Robicheaux est face aux rivalités de deux grandes familles de Louisiane, les Shondell et les Balangie. Il s’agit de familles mafieuses puissantes et redoutables. Les deux enfants de ces deux familles ennemies se fréquentent. En effet, Isolde Balangie et Johnny Shondell sont jeunes, beaux et amoureux. Mais la belle Isolde a été “promise” à l’oncle de Johnny. Cet amour entre Isolde et Johnny semble voué à l’échec et notre ami Dave Robicheaux va se retrouver mêlé à cette sombre histoire. Et pour aggraver l’intrigue, un personnage hors du temps, à l’apparence surprenante, fait son apparition, rendant l’atmosphère angoissante.

Une cathédrale à soi JAMES LEE BURKE

 

 

Le 23ème épisode de la série Dave Robicheaux

Dans Une cathédrale à soi l’action se déroule environ vingt ans avant New Iberia Blues. Dave Robicheaux a perdu depuis peu de temps sa seconde épouse, Bootsie. On le retrouve donc dans sa ville de New Iberia. Clete Purcel est toujours son ami fidèle, sa fille Alafair est étudiante à cette époque, Tripod le raton-laveur est présent, et Helen Soileau est la chef de Dave. James Lee Burke nous replonge donc dans la ville de New Iberia qui lui est chère et qui est très souvent présente dans ses romans. C’est donc avec un immense plaisir qu’on retrouve les lieux familiers que sont la maison de Dave, le motel où vit Clete, le Victor’s et le Bon Creole où ils vont manger, la pension tenue par les religieuses, le pont sur le bayou Teche, la fameuse East Main Street et la demeure The Shadows. James Lee Burke évoque aussi les villes des environs, notamment Lafayette, Metairie, Jeanerette, Vermilion Bay et le Vieux Carré à La Nouvelle-Orléans. Quant à Clete Purcel, il va aller risquer sa peau jusqu’à Key West, à l’extrême sud de la Floride.

On retrouve donc les personnages des autres épisodes de la série, personnages au caractère bien affirmé, mais attachants. James Lee Burke nous replonge dans la moiteur des bayous et dans les lieux qu’il affectionne tant. Aussi, les lieux sont bien décrits et ont leur importance. Mais par rapport à certains romans précédents, il a réduit les descriptions sur la nature non essentielles à l’intrigue et certaines réflexions sur la vie. Ici il se focalise davantage sur l’action et sur la succession des péripéties, parfois très violentes.

 

 

Une enquête palpitante, dans une atmosphère surnaturelle

Le déroulé de l’enquête se fait avec le point de vue narratif de Dave. L’action intervient très rapidement dans le roman et tient le lecteur en haleine durant toute la durée de l’enquête. On assiste à une succession de péripéties, il y a très peu de temps morts. Dave Robicheaux, Clete Purcel et les autres personnages sont très actifs et les actions mouvementées, parfois très violentes, se multiplient. Aussi, le thème de la mort et la violence sont très présents.

Dans Une cathédrale à soi on a aussi un univers fantastique et surnaturel, une sorte de monde parallèle, gothique, hanté de personnages venus d’un autre monde ou d’une autre époque, comme par exemple le redoutable et effrayant Gideon qui voyage dans le temps. Cet aspect surnaturel était déjà présent avec le roman Dans la brume électrique et les apparitions des soldats confédérés. La différence c’est qu’ici, dans Une cathédrale à soi, cet aspect est bien plus intense, angoissant et violent, entrainant même la mort sur son passage.

Ce roman est un retour en arrière, environ vingt ans plus tôt, et les personnages rajeunis sont pour le coup plus dynamiques et plus bagarreurs. Dave est aussi le séducteur que l’on connaît et va entamer une liaison avec la femme, puis avec la maîtresse d’un redoutable mafieux, ce qui va pimenter la situation. On retrouve l’ambiance moite des bayous, mêlée à des meurtres violents, à une malédiction, à un personnage mystérieux et effrayant qui voyage dans le temps, et à une atmosphère très particulière.

Une fois encore James Lee Burke nous séduit par sa plume et nous envoûte avec cette intrigue !

 

Une cathédrale à soi – James LEE BURKE

Une cathédrale à soi JAMES LEE BURKE

 

-23ème épisode de la série Dave Robicheaux et 40ème livre de James Lee Burke

-444 pages / 23 euros

-Traduction de Christophe Mercier

-Publié par les Éditions Rivages. Voir tous les romans de James Lee Burke.

-Pour les fans de James Lee Burke et Dave Robicheaux, je vous conseille de jeter un œil à mon reportage sur la ville de New Iberia.

-Vous trouverez sur le blog mes articles sur New Iberia Blues et Robicheaux qui sont désormais disponibles en format poche.

-Voir sur le blog d’autres suggestions de lecture dans la rubrique books/livres

 

Est-ce que vous avez lu Une cathédrale à soi ou les autres romans de James Lee Burke ? N’hésitez pas à donner votre avis au bas de la page dans les commentaires pour les autres lecteurs. Merci.

Je tiens à remercier les Éditions Rivages pour cette enquête captivante de James Lee Burke.

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